© Christian Poulain
Hélène Hazera
(1952 - 2026)
" Hazera comme le vent, Hélène comme Marlène idole de ses vingt ans qu’elle chantait à tue tête un soir où l’on pouvait la croiser rue Lepic ou Pigalle, telle la Divine de Genet. Hélène sa jeunesse et la mienne, je crois bien que nous étions les plus jeunes du Fhar. Notre amour de l’Art de la chanson nous rapprocha, art dont elle était plus qu’une journaliste,qu’elle se risquait à en être interprète des œuvres. Elle le fut particulièrement dans une formidable conférence-chantée sur Pierre-Jean de Béranger que nous avons commise ensemble pour Le Hall de la Chanson. Inoubliable elle y poussait « Les cinq étages » et « Les gueux » faisant découvrir le Victor Hugo de la chanson, que l’auteur des Misérables jalousait. Du jour où elle le chanta sa passion en fut changée, dépassant l’esprit de collection pour celui d’une vraie connaissance qu’elle aimait à partager, au-delà de l’érudition.
Hélène, que ne sommes-nous plus en loge nous préparant à entrer en scène, de La Vallée aux loups en Printemps de Bourges, de Paris Quarties d’été en La Rochelle, chantant en train ou en voiture, Farid El Atrache, Reinette l’oranaise, Blond-blond ou Richard Desjardins: « Quand j’aime une fois, c’est pour toujours ».
Chère Hélène comme je suis triste.
Alors vite chantons, c’est l’heure ! "
Serge Hureau, Directeur du Hall de la chanson - Centre National
Hélène Hazera
Hommage